Le Prix du silence

D’affables commentaires d’amis sur Facebook, une bonne nouvelle de la part de ma banque – chose rare -, une rame de métro bruyante de silence, et qui plus est fleurait bon – chose encore plus rare -…, pléthore d’infimes attentions de la vie semblait présager une journée particulièrement plaisante. Mais lois de l’univers obligent, un mecton dégingandé imposa sa clarinette pour gosse attardé à nos tympans, et d’un trait sec, déchira le voile sacré du silence qui bordait encore nos esprits ensablés, la veille, par le passage du marchand de sable. Je ne suis pas misanthrope, mais en de telles situations, à l’instar de Jean-Louis Fournier, je ne rêve secrètement que d’une chose : payer le « pauvre hère » pour qu’il dégage de mon espace auditif !

Tout tend vers l’entropie. L’accepter c’est ne plus en souffrir, ou tout au moins, moins.

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Myriam Hrybynyk

Écrivain·e - Blogueu·r·se - Photographe et Édit·eur·ice

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