Un goût fade de carton

En Belgique, tout comme en France (et en Europe ?), à force de vouloir tout intégrer, mélanger, niveler… tout finit par se ressembler, et comme personne ne ressemble moins à tout le monde que quelqu’un, en l’absence de tous repères, des troubles identitaires émergent. Ce qui ressemble à tout, ne ressemble finalement plus à rien. À coup de multiculturalisme, phagocytées, toutes les cultures ne devenant ainsi plus qu’une, toutes deviennent insipides et la culture même perd tout son sens. À force de tout lisser, de tout vouloir démocratiser… les différences se gomment et la richesse disparaît.
Démocratiser tout et n’importe quoi est devenu la « charia » de nos sociétés. À égalité de droits et de devoirs, je dis évidemment un grand oui ! Mais déclarer une fatwa sur la différence me paraît contre-productif. La nature n’est pas démocratique. Que l’on trouve cela bien où cela très très mal, la femme porte les enfants en son sein, l’homme est généralement doué de plus de force physique… et quoi que certains se plaisent à croire, au risque de les décevoir, ou pire, de les choquer : Non, l’intelligence n’est pas démocratiquement distribuée !…

J’ai la nostalgie d’une l’époque où il était encore nécessaire de voyager pour découvrir d’autres cultures, savourer d’autres cuisines, humer d’autres parfums…, d’une époque où le but de l’école était encore d’élever les élèves, au sens étymologique du terme.

Quel triste monde, que cet univers nihiliste dans lequel nous régressons, ce monde 2.0 devenu inodore, incolore et insipide, hanté par le spectre d’une culture unique, monochrome, monocorde, au goût fade de carton…

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Myriam Hrybynyk

Écrivain·e - Blogueu·r·se - Photographe et Édit·eur·ice

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