La Litanie du pathos

Un mot d’ordre, une injonction : Il faut pleurer, se lamenter et surtout culpabiliser quand le malheur frappe. Faute de mieux, feindre cela fera l’affaire. Tant que du pathos dégouline par tous les orifices, le danger est conjuré. Quant à la raison, froide aux yeux de bien des « pathétiques », elle est le remède amer que l’enfant refuse d’avaler. Surtout ne pas penser, surtout ne pas réfléchir ! Cela risquerait d’ébranler les fondations de notre société. Des fondations, oui, mais en diaphane voile d’illusions. Le pathos est partout ; il imprègne quasi tout : du pathos pour du pathos, partout du pathos ; simple échange de bonne et due forme, masque philanthropique polymorphe, chant sournois des Sirènes ; du pathos, encore du pathos, toujours plus de pathos ; et du pathos jusqu’à l’écœurement, voici l’étoffe dont sont cousues nombre d’accointances.

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Myriam Hrybynyk

Écrivain·e - Blogueu·r·se - Photographe et Édit·eur·ice

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