🩄🌈 Ceci est mon coming-out â€ïžđŸ’›đŸ’šđŸ’™đŸ’œ

« I am asexual.
I spent so much of my life trying to « fit in » and figure out what was wrong with me.
Why don’t I feel the way that other people do?
Am I broken?
Gay?
Straight?
None of it really ever added up.
So I gave up on trying to figure myself out. I told myself « you’re just weird » and figured I needed to move on and ignore it. I dated and slept with people because i thought that was what I was supposed to do, but I was never able to achieve long term intimacy because I wasn’t being truthful with myself or my partners.
Then one day I was laying in bed, just flipping around on Facebook. I clicked on a link from Miley Cyrus about the spectrum of sexuality, which opened up a whole new level of understanding and learning about who we are as people. I followed some more links from that article and ended up on this book, « Asexuality: the invisible orientation »
I read story after story from people who felt the same as I did.
I thought for a few moments and then came out to myself for the first time. It felt amazing.
I laughed and cried as I thought through so many experiences in my life that finally made sense.
I was nervous at first. Afraid of telling people. I felt stupid and like I was wrong and that I should just not tell anyone and shut up about it.
Luckily I have some very strong role models in my life from all over the sexual spectrum who showed me first hand that life is much better when you own your identity.
I felt a new strength and self empowerment that I had never felt.
I am not broken
I am not alone
I am asexual.
My goal in sharing my story on this nationalcomingoutday is to help anyone and everyone else feel comfortable in their own skin.
Be you
Be happy
Be love â€ïžđŸ’›đŸ’šđŸ’™đŸ’œÂ Â» – Jake Coco

Mon assignation sexuelle est féminine, je suis genderqueer, agenre, biromantique et asexuelle.

Quand j’Ă©tais adolescente, personne ne parlait des asexualitĂ©s, pas plus que du biromantisme, alors je me suis longtemps crue « brocken », et pour y remĂ©dier, me suis forcĂ©e Ă  avoir des rapports sexuels ; croyant, ainsi, finir un jour par aimer cela.

Quand, pour la premiĂšre fois, j’ai entendu parler des asexualitĂ©s et du biromantismes, j’ai directement compris que la description collait. Mais il me fallut plus de 6 longues annĂ©es, pour digĂ©rer l’idĂ©e, car au sein d’une sociĂ©tĂ© hypersexualisĂ©e, ĂȘtre ace (asexuelle) et biromantique est un vĂ©ritable handicap social, et cela tant du cĂŽtĂ© hĂ©tĂ©ro, qu’au sein de la communautĂ© LGBT (oĂč beaucoup trop de personnes considĂšrent encore que l’asexualitĂ© n’est pas une orientation sexuelle et donc, que les asexuel(e)s n’y ont pas leur place.) Ainsi, sans rapports sexuels Ă  offrir, j’avais conscience que j’allais perdre tout intĂ©rĂȘt aux yeux de bien des gens et qu’en Ă©tant moi-mĂȘme, j’allais donc avoir Ă  subir le rejet. Rien que l’idĂ©e me terrifiait. C’est ainsi que je me suis-je rĂ©fugiĂ©e dans le dĂ©ni, tentant, sans relĂąche, des annĂ©es durant, de me convaincre que j’Ă©tais probablement lesbienne, donc sexuelle, donc normale.

Et puis, un jour, je suis tombĂ©e sur un post Facebook de Jake Coco. C’Ă©tait, et c’est malheureusement encore, Ă  l’heure ou j’Ă©cris ces mots, l’une des trop rares personnalitĂ©s publiques ayant fait son coming-out asexuel. Son tĂ©moignage a changĂ© mon regard sur moi-mĂȘme ; il a changĂ© ma vie.

Aujourd’hui, je n’ai plus honte d’ĂȘtre ce que je suis, c’est-Ă -dire une personne d’assignation sexuelle fĂ©minine, genderqueer, agenre,  biromantique et asexuelle

Personne ne choisit son orientation sexuelle, pas plus qu’on ne choisit son orientation romantique, ou son identitĂ© de genre… Alors n’ayons pas honte d’ĂȘtre ce que nous sommes.

Ayons le courage de sortir du placard et de prononcer les mot « asexualité », « aromantisme », « biromantisme », « genderqueer »… faisons connaitre ces orientations, car comme l’a dit un jour AverroĂšs : « L’ignorance mĂšne Ă  la peur, la peur mĂšne Ă  la haine et la haine conduit Ă  la violence. VoilĂ  l’Ă©quation. » La beautĂ© et la richesse du monde se trouvent dans la variĂ©tĂ©, donc, dans la diffĂ©rence. La sexualitĂ© est un spectre et l’identitĂ© de genre n’est pas dualiste. L’orientation sexuelle, l’orientation romantique, l’identitĂ© de genre, l’assignation sexuelle… ne sont pas interdĂ©pendants, toutes les combinaisons sont possibles.  Les mentalitĂ©s doivent changer. Sortons du placard !


🌈 Si vous vous sentez concernĂ©(e) par l’asexualitĂ© ou que le sujet vous intĂ©resse tout simplement, c’est par ici (AVEN (Asexual Visibility and Educational Network) 🩄.

P.S. : pour ceux qui se poseraient des questions au sujet de mon intĂ©gritĂ© physique et mentale : non, je ne suis pas malade, non, la machinerie n’est pas cassĂ©e, non, ma religion ne m’interdit pas les rapports hors mariage, non, je n’ai pas Ă©tĂ© abusĂ©e dans mon enfance, non, mes partenaires n’Ă©taient pas nuls au lit, non, je ne suis pas trop prude, non, je ne souffre pas de complexes physiques… À mes yeux, le sexe est une activitĂ© dĂ©nuĂ©e d’intĂ©rĂȘt. Je n’en ai  jamais besoin, je n’en ai jamais envie, au mĂȘme titre que je n’aime pas manger des abats. De cet Ă©tat, je ne souffre pas le moindre du monde. Ma souffrance ne provient que d’une chose : de la stigmatisation de mes orientations sexuelles et romantiques, de la stigmatisation de mon identitĂ© de genre… par la sociĂ©tĂ© au sein de laquelle je vis.

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Myriam Hrybynyk

Écrivain - Blogueuse - Photographe et Éditrice

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