Un délit de sale gueule

Les codes sociaux sont un véritable poison de l’esprit. Aujourd’hui, crâne rasé, donc skin ou dérangée dans l’imaginaire populaire, je viens de me faire interpeller par un vigile à la sortie du Delhaize que je fréquente pourtant plusieurs fois par semaine, depuis plus de 9 ans, quand, sans achats, je suis sortie devant lui, par la sortie réservée aux clients sans achats. Quand j’avais un look conventionnel, je pouvais en sortir les bras pleins d’achats faits dans d’autres boutiques et jamais je ne me faisais interpeller. Oui, le délit de sale gueule est une réalité, et si même cela n’est guère agréable à expérimenter, se raser le crâne, sortir des codes, et ainsi le vivre en tant qu’expérience sociale, est très enrichissant, car révélateur de la nature humaine.

Facebook 0 Twitter 0 Google+ 0

Myriam Hrybynyk

Écrivain - Blogueuse - Photographe et Éditrice

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.